Nouvelle année, nouvelles règles pour les auto-entrepreneurs. Après la hausse des cotisations sociales de 2024, plusieurs mesures fiscales et sociales vont impacter le régime en 2025. TVA, facturation électronique, retraite : tour d’horizon de ce qui attend les indépendants.
Des seuils de TVA en débat
La loi de finances 2025 prévoyait d’abaisser drastiquement le seuil de franchise de TVA à 25 000 € de chiffre d’affaires, avec un seuil majoré à 27 500 €. Une annonce qui avait provoqué une levée de boucliers parmi les organisations professionnelles. Face aux critiques, le gouvernement a finalement suspendu la mesure jusqu’au 1er juin 2025, le temps de nouvelles discussions.
En attendant, les seuils restent :
- 37 500 € (majorés à 41 250 €) pour les prestations de services,
- 85 000 € (majorés à 93 500 €) pour les ventes de biens.
Ces plafonds permettent encore aux auto-entrepreneurs de bénéficier d’un régime fiscal simplifié.
Des avantages fiscaux pour les services à la personne
Bonne nouvelle pour ceux qui exercent dans les services à la personne : il ne sera plus nécessaire de se consacrer exclusivement à cette activité pour profiter du taux réduit de TVA à 10 % et permettre à leurs clients d’obtenir un crédit d’impôt.
Désormais, il sera possible de combiner cette activité avec d’autres, à condition que les revenus issus des prestations annexes ne dépassent pas 30 % du chiffre d’affaires total. Une comptabilité séparée reste obligatoire pour déclarer correctement les revenus.
La facturation électronique bientôt obligatoire
Depuis longtemps, tout auto-entrepreneur doit remettre une facture à ses clients. Mais à partir du 1er septembre 2026, les grandes entreprises devront obligatoirement passer à la facturation électronique. Les PME et micro-entrepreneurs suivront le mouvement un an plus tard, le 1er septembre 2027. Une réforme qui vise à simplifier les échanges et à lutter contre la fraude à la TVA.
Hausse progressive des cotisations sociales
Depuis le 1er janvier 2025, le taux des cotisations sociales est passé à 24,6 % (hors professions libérales affiliées à la CIPAV). Et ce n’est pas fini : il atteindra 26,1 % en juillet 2026.
Si cette hausse peut inquiéter, elle s’accompagne d’une contrepartie : une meilleure retraite complémentaire. Selon la Fédération nationale des auto-entrepreneurs (FNAE), cette réforme pourrait représenter environ 75 € supplémentaires par mois une fois à la retraite.
Penser à sa retraite dès aujourd’hui
Beaucoup d’auto-entrepreneurs avouent mal connaître le fonctionnement de leur retraite. Pourtant, chaque déclaration de chiffre d’affaires alimente leurs droits, via des cotisations à l’Assurance retraite (base) et à des régimes complémentaires.
Avec la réforme des retraites, l’âge légal est désormais fixé à 64 ans pour les générations nées après 1968, et un nombre minimum de trimestres reste nécessaire pour bénéficier d’une pension à taux plein
En résumé, 2025 s’annonce comme une année charnière pour les micro-entrepreneurs. Entre incertitudes fiscales, facturation électronique et hausse des cotisations, mieux vaut anticiper dès maintenant. Si certaines mesures peuvent paraître contraignantes, elles visent aussi à renforcer la protection sociale des indépendants, souvent jugée insuffisante par rapport à celle des salariés.

Anne Chaviron est une rédactrice web passionnée, spécialisée dans les thématiques liées à l’entrepreneuriat, aux parcours métiers et au monde de l’entreprise. Collaborant avec le site JCE Grand Est. Grâce à une plume à la fois accessible et rigoureuse, Anne valorise les histoires humaines derrière les projets entrepreneuriaux. Sa mission : informer, inspirer et faire rayonner l’esprit entrepreneurial.







