Auto-entrepreneur et option TVA

Auto-entrepreneur et option TVA : une mauvaise nouvelle à connaître

Bonne nouvelle à première vue : le couperet fiscal ne tombera pas tout de suite. Mais dans les coulisses, la pression monte pour les micro-entrepreneurs, qui savent que l’exonération de TVA n’est que temporairement préservée. Et surtout, qu’y échapper n’est pas toujours le meilleur calcul.

Franchise de TVA : un sursis jusqu’en 2026

C’est par un communiqué publié le 30 avril 2025 que le gouvernement a annoncé un nouveau report de la baisse du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 €. Initialement prévue dans le cadre de la loi de finances pour 2025, la mesure est désormais repoussée à 2026, avec pour mot d’ordre un temps de dialogue avec les acteurs économiques.

Concrètement, cela signifie que les seuils actuels restent valables pour les micro-entrepreneurs : 36 800 € pour les prestations de services, 91 900 € pour les ventes. Autrement dit, pas de TVA à facturer tant que vous restez en dessous de ces montants.

Un soulagement pour beaucoup, mais qui ne doit pas faire oublier qu’à terme, le changement est inévitable.

Imposer la TVA : un casse-tête pour les petits

Passer en régime de TVA collectée peut vite devenir un parcours du combattant, surtout pour celles et ceux qui ont choisi la micro-entreprise pour sa simplicité administrative.

Dès que l’on sort du régime de franchise, il faut :

  • Tenir une comptabilité plus stricte, avec logiciel conforme et respect du plan comptable général,
  • Émettre des factures avec TVA, gérer les déclarations périodiques,
  • Et bien souvent, faire appel à un expert-comptable, ce qui représente un coût non négligeable.
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Pour les auto-entrepreneurs qui facturent des particuliers, c’est encore plus délicat : ajouter la TVA revient à augmenter ses tarifs, au risque de perdre en compétitivité. Et si on choisit de maintenir les prix, la marge s’effondre.

Mais la TVA peut aussi jouer en votre faveur

Si le mot “TVA” évoque pour beaucoup une usine à gaz, il ne faut pas négliger ses avantages, surtout dans certaines situations :

  • Elle permet de récupérer la TVA sur vos achats professionnels (matériel, logiciels, fournitures), ce qui peut soulager la trésorerie, notamment en phase de lancement ou d’investissement.
  • Si votre clientèle est composée d’entreprises assujetties, la TVA n’est pas un problème : elles la récupèrent, donc votre tarif TTC ne les impacte pas.

Et bonne nouvelle : l’option pour la TVA peut être activée à tout moment, avec effet dès le 1er jour du mois où vous en faites la demande. Une souplesse appréciable, même si ce choix vous engage pour au moins deux ans, renouvelables tacitement sauf déclaration auprès de votre Service des Impôts des Entreprises (SIE).

Autrement dit, si vous êtes micro-entrepreneur, le report de la réforme vous laisse un peu de souffle… mais pas de quoi s’endormir. Mieux vaut anticiper, faire ses calculs, voire prévoir un accompagnement, plutôt que de subir le changement au dernier moment. Car dans certains cas, choisir la TVA peut être un levier de développement, plus qu’un fardeau fiscal.

Anne Chaviron est une rédactrice web passionnée, spécialisée dans les thématiques liées à l’entrepreneuriat, aux parcours métiers et au monde de l’entreprise. Collaborant avec le site JCE Grand Est. Grâce à une plume à la fois accessible et rigoureuse, Anne valorise les histoires humaines derrière les projets entrepreneuriaux. Sa mission : informer, inspirer et faire rayonner l’esprit entrepreneurial.

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